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Le patrimoine immobilier et religieux des paroisses

1          Comité diocésain du patrimoine religieux du diocèse de Québec 

Le Comité diocésain du patrimoine religieux a été créé le 11 mars 2005, par M. le Cardinal Marc Ouellet.

1.1      Mandat

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Recommander à l'Archevêque les orientations politiques à prendre comme Église de Québec en matière de patrimoine religieux et des lieux de culte paroissiaux.

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Recommander à l'Archevêque des partenariats, protocoles et ententes de financement en vue d'assurer la conservation et la mise en valeur du patrimoine religieux paroissial.

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Recommander à l'Archevêque les positions à prendre à la suite de l'étude des fabriques de paroisse sur l'utilité pastorale de conserver la propriété de toutes leurs églises et de tous leurs presbytères.

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Déterminer les conditions de la disposition des actifs immobiliers de l'Église, soit parce qu'ils sont propriétés du diocèse, soit parce qu'ils sont propriétés des fabriques. 

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Analyser les diverses situations problématiques en matière de patrimoine religieux et des lieux de culte, et suggérer à l'Archevêque des pistes de solutions. 

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Coordonner, avec la direction du service des communications, les informations qui doivent être diffusées dans le grand public.

Lire le décret et le mandat 

Consulter la liste des membres

 

1.2      Principes importants

Dans le mémoire du Comité diocésain sur le patrimoine religieux déposé à la Commission de la culture, en septembre 2005, le Comité a présenté les principes importants qui guident l’Église de Québec sur la question du patrimoine que sont les églises, les biens religieux et les archives :

1- Le patrimoine religieux constitue un héritage riche et précieux pour les générations actuelles et futures. Il révèle que la dimension spirituelle et religieuse de l'être humain est une composante essentielle à la vie des personnes et des collectivités. Ce patrimoine participe et agit activement dans les cœurs et les esprits. Il ouvre le chemin du respect, de la dignité, de l'ouverture à l'autre. Il contribue à construire la foi, la charité et l'espérance

2- Les églises, peu importe leur âge ou leurs qualités au plan architectural ou artistique, méritent d'être considérées comme des lieux porteurs d'une histoire et comme symboles identitaires qui témoignent de la culture, de la vie communautaire et spirituelle d'un milieu. Tout en reconnaissant que l'ensemble des biens religieux ne pourra être conservé, les choix devront favoriser le développement du tissu social des communautés chrétiennes et des collectivités;

3- Les personnes des paroisses et de leur fabrique ou des collectivités en général sont les premiers acteurs dans la recherche de solutions et en conséquence tous les efforts doivent être pris pour les soutenir et les reconnaître;

4- Le partenariat est le mot clef dans la recherche de solution. Il doit se vivre dans le respect des convictions et droits de chaque partenaire.

1.3      Participation à la consultation pour la révision de la Loi sur les biens culturels

En avril 2008, l'Église catholique de Québec a présenté un mémoire dans le cadre de la consultation menée par la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine sur le renouvellement de la Loi sur les biens culturels adoptée en 1972. Il s'agit du Livre vert "Un regard neuf sur le patrimoine culturel".

Résumé du mémoire de l'Église catholique de Québec

Texte du mémoire

2         Ententes et politiques conjointes

2.1      Déclaration conjointe de sauvegarde et de mise en valeur des églises de Québec

         (Communément appelée "Entente 1999, Ville de Québec. MCC et Église de Québec")

Cette déclaration, signée en avril 1999, établit une politique de sauvegarde et de mise en valeur des églises situées sur le territoire de la ville de Québec. Un document d'accompagnement fait l'inventaire et présente l'évaluation patrimoniale des églises. Un comité de concertation sur le patrimoine religieux de Québec est chargé du suivi.  

Tel que stipulé dans la déclaration, la politique est soumise, après 5 ans, à une évaluation et sera révisée après 10 ans.  Le Comité a profité de cette évaluation pour étendre la classification des églises à tout le territoire de la nouvelle Ville de Québec.  Cette classification est pour le moment un document de travail. Les représentants pour le diocèse sont Mgr Jean-Pierre Blais, v.g. et Rémy Gagnon. 

2.2      Politique conjointe de soutien et de sauvegarde des églises de Portneuf 

Depuis 1997, un comité multisectoriel du patrimoine religieux de Portneuf (C.M.R.C.), regroupant des représentants et représentantes des fabriques de paroisse, de la région pastorale et du diocèse, du monde municipal (M.R.C.) et du ministère de la Culture et des Communications, réalise diverses actions pour promouvoir et mettre en valeur le patrimoine religieux par l'organisation d'activités populaires. 

Dans le cadre de ses travaux, une Politique conjointe de soutien à la sauvegarde des églises de Portneuf, de la M.R.C. de Portneuf, du Diocèse de Québec et du ministère de la Culture et des Communications a été élaborée et signée en mars 2003. Cette politique a pour principal objectif de suggérer une démarche de concertation qui garantit aux partenaires de participer au processus de prise de décision ou de soutien au sujet de la sauvegarde et de la mise en valeur du patrimoine religieux. La politique est soumise, après 5 ans, à une évaluation et sera révisée après 10 ans. Un document d'accompagnement fait l'inventaire et présente l'évaluation patrimoniale des églises sur le territoire de la M.R.C. de Portneuf.

2.3      Entente sur "L'utilisation d'églises dont le changement d'usage est envisagé" 

Le 14 avril 2008, l'Archevêque du diocèse catholique romain de Québec et la Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine ont signé une entente, d'une durée de trois ans, sur "L'utilisation d'églises dont le changement d'usage est envisagé".

Cette entente vise à favoriser la recherche de solutions pour la conservation des églises jugées excédentaires pour les besoins de l’Église et de ses paroisses. Elle s’inscrit dans une volonté constante dans l’histoire du Québec, en matière de patrimoine religieux, d’établir un partenariat entre l’Église, la population et les institutions civiles.

Voici en quelques points le contenu de l’entente :

1- Une fabrique qui envisage déclarer une église excédentaire pour l’œuvre paroissiale, doit se doter d’un plan directeur immobilier qui l’oriente sur l’avenir des ses églises, tant pour leur usage que pour leur propriété.

2- Le M.C.C. interviendra auprès des M.R.C. pour qu'elles incluent les églises et cimetières présentant un intérêt historique, culturel ou esthétique dans leurs schémas d’aménagement.

3- Le M.C.C. s'engage à favoriser la conclusion d'ententes entre l'évêque, les fabriques, les corporations épiscopales, les municipalités régionales et locales et d'autres partenaires au plan local, régional ou national pour la mise en place de partenariats dans le financement de la restauration et de la rénovation d'église.

4- L'Église de Québec informera le M.C.C. des décisions des fabriques concernant les églises susceptibles d'être fermées au culte et de faire l'objet d'un changement d'usage.

5- Un an avant la fermeture au culte ou de procéder à l’aliénation d'une église, la fabrique devra faire connaître, par une assemblée publique d’information, le plan directeur immobilier qui indique, entre autres, que cette église est jugée excédentaire pour l’œuvre de l’Église. Dans le cas où cette église est protégée en vertu de la Loi sur les biens culturels, le délai est de deux ans. Cette annonce est également transmise au M.C.C. qui s’engage à informer les ministères et les organismes gouvernementaux de la disponibilité de cette église.

6- À compter de cette annonce publique qu’une église est jugée excédentaire, tout intéressé disposera d'une année civile pour faire une offre écrite. Dans le cas où cette église est protégée en vertu de la Loi sur les biens culturels, le délai est de deux ans. Si cette offre est acceptée par la fabrique et approuvée par l’Archevêque, celle-ci est transmise au M.C.C.

7- À la valeur marchande convenue, un droit de premier acheteur est offert simultanément à l'État, à la municipalité et à la M.R.C. Ces derniers disposent de 60 jours pour exercer ce droit de premier acheteur, après quoi, il devient caduc.

8- Les projets d'aliénation ou de transformation en vigueur au moment de la signature du protocole ne sont pas soumis à l'entente.

3      Plan directeur immobilier

Un plan directeur immobilier est un moyen qui se situe dans le contexte suivant:

·   la poursuite des efforts des communautés paroissiales pour être centrées davantage sur la mission d’évangélisation de l’Église et en conséquence d'ajuster la prestation de services auprès de baptisés catholiques et de la population en général,

·   le constat que plusieurs fabriques de paroisse ne sont plus en mesure d'assumer seules et entièrement les frais de propriétés récurrents, les rénovations majeures et la conservation de tout le patrimoine paroissial immobilier bâti,

·   Le défi de la conservation et de la valorisation du patrimoine immobilier bâti et son utilisation par la population en recherchant des solutions avec les partenaires de chaque milieu. 

En somme ce type de démarche permet aux fabriques d’évaluer, à partir des enjeux pastoraux, leurs besoins immobiliers réels et de se donner une orientation au sujet de l’avenir de leurs églises, tant au niveau de leur utilisation que de leur propriété.

Un "PDI" est particulièrement utile pour les fabriques propriétaires de plusieurs églises ou dans un contexte d'unité pastorale. En relation avec le projet pastoral de la paroisse ou de l'unité pastorale, cette démarche permet d’évaluer les besoins immobiliers réels, de donner une orientation et un plan d’action au sujet de l’avenir des églises et des presbytères, tant au niveau de leur utilisation que de leur propriété. Un "PDI" est une des étapes d’une démarche plus globale de réflexion, de prise de décisions et d'application du projet pastoral d'une communauté chrétienne paroissiale ou d'une unité pastorale.

Trois préalables et une condition pour la réalisation d'un plan directeur immobilier:
- Un projet pastoral en lien avec la mission de l'Église (cf. l'énoncé de mission de MNE);
- Avoir évalué l’état des bâtiments (le programme de carnet de santé);
- Avoir analysé la situation financière présente et à venir de l'organisation paroissiale;
- Et enfin, comme condition, prévoir des mécanismes d’information et de concertation avec les paroissiens, la population et les instances civiles concernées par le patrimoine immobilier du milieu.
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Un "PDI" conduit les fabriques à déterminer les priorités d’usages et d’investissements en lien avec la mission de l’Église. Cette démarche précise la vocation des églises et des presbytères, dans certains cas, la fermeture au culte, dans d’autres, leur vente, ou encore la location de locaux pour les besoins de culte et de pastorale.

Onze fabriques de paroisse ont adopté un "PDI" pour leurs églises:
- Sainte-Marguerite-Bourgeoys, Québec (2003)
- Notre-Dame-de-Rocamadour, Québec  (2003)
- Saint-Charles-Borromée, Québec  (2005)

- Notre-Dame-de-la-Visitation de Sainte-Foy, Québec  (2006)

- Bienheureux-Jean-XXIII, Québec  (2006)

- Bienheureux-François de Laval, Québec  (2006)

- Saint-Jean-Eudes, Québec  (2006)

- Sainte-Angèle-de-Saint-Malo, Québec  (2007)

- Saint-Alexandre, Thetford-Mines (2008)

- Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, Québec  (2009)

- Bienheureuse-Marie-Catherine-de-Saint-Augustin, Québec  (2009)

4         Études prospectives sur l’avenir des églises  

Cette démarche est réalisée dans le cas d’une église ayant une grande valeur patrimoniale. À l’aide de spécialistes, l’étude prospective analyse le potentiel d’une utilisation « multifonctionnelle », de réaménagement ou de recyclage. Elle est réalisée en partenariat avec les instances municipales, gouvernementales et diocésaines.  Elle propose un ou des scénarios d’utilisation abordant entre autres les questions de propriété et d’opération. En 2004, deux études ont été réalisées pour les églises de Saint-Jean-Baptiste et de Saint-Charles-de-Limoilou. En 2005, une étude a été réalisée pour la fabrique de de St-Charles-Borromée pour les églises de Sainte-Maria-Goretti et Sainte-Cécile. Dans ce dernier cas, cette étude a permis à la fabrique de se donner une plan directeur immobilier.

5         Approche ‘multifonctionnelle’ et partenariat 

Cette expression désigne l’action d’adapter et de transformer l’église pour un usage multiple et compatible avec le culte catholique.  La fabrique peut demeurer ou non propriétaire de l’édifice avec des ententes de partenariat.  Dans le cas où l’église possède une valeur patrimoniale, les travaux effectués doivent être « réversibles », c’est-à-dire qu’il doit être possible dans l’avenir de revenir à l’état architectural original. 

5.1         Partenariat avec le monde municipal avec transfert de propriété

Depuis 1997, quatre ententes de partenariat entre des municipalités et des fabriques ont été conclues.  Dans chaque cas, la municipalité est devenue propriétaire de l’église et prend en charge son entretien et sa sauvegarde. Des travaux sont effectués pour permettre un usage multifonctionnel des lieux. 

Un protocole d’entente établit les conditions d’utilisation assurant pour la communauté chrétienne l’usage pour le culte et les activités pastorales de la paroisse.  Les églises concernées sont :

                  En 1997, église Sainte-Françoise-Romaine

                  En 2001, église Sainte-Brigitte-de-Laval

                  En 2002, église Saint-Philéas (Villeroy) 

                  En 2005, église Saint-Jacques de Tewkesbury (Canton-Unis de Stoneham)

5.2         Partenariat avec des organismes privés 

5.2.1         Paroisse Sainte-Marguerite-Bourgeoys 

En 2005, la fabrique de la paroisse de Sainte-Marguerite-Bourgeoys, conformément au plan directeur immobilier adopté en 2003, a conclu trois ententes de partenariat avec des organismes privées. 

A- Une location à long terme d'une partie de l'église sans transfert de propriété

Pour l'église de Sainte-Claire-d'Assise, une entente de location à long terme a été  signée avec le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle de Québec (CRDIQ). La fabrique demeure propriétaire de l'église. Une partie de le nef est transformée en centre d'hébergement. L'église demeure un lieu de culte et d'activités pastorales.

B- Deux transferts de propriété avec entente de location

L'église de Saint-Paul-Apôtre a été vendue à un organisme en habitation sociale appelé un Toit en réserve de Québec. Après les travaux de réaménagement de l'immeuble et de construction, la paroisse disposera pour une période de dix ans de locaux pour le culte et les activités pastorales.

Pour l'église de Sainte-Odile, la vente de l'église a été conclue avec l'organisme Action-Habitation de Québec pour un projet d'habitation sociale et communautaire. Malheureusement en raison de la présence d'amiante sur des surfaces considérables, l'église a été démolie en 2007. Dans le projet de remplacement la paroisse dispose, pour une période de dix ans, de locaux pour le culte et les activités pastorales.

5.2.2         Paroisse Notre-Dame-de-Saint-Roch   

La fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-Saint-Roch est propriétaire des églises Notre-Dame-de-la-Jacques-Cartier et Saint-Roch.  Les frais d’exploitation (entretien, rénovation) représentent un lourd fardeau financier. Au plan pastoral, la paroisse veut développer une plus grande utilisation et fréquentation de ses locaux dans le but d’assurer la présence de l’Église et la vitalité du quartier. La fabrique a adopté une stratégie pour rendre les locaux multifonctionnels et disponibles à la location afin de financer et rentabiliser le plus possible les coûts reliés aux bâtiments. 

En 2002, des travaux majeurs ont été réalisés à l’intérieur de l’église Jacques-Cartier. Ainsi l’espace de la nef a été réduit à 300 places et les espaces des jubés (haut et bas) ont été aménagés en locaux pour des groupes communautaires, des professionnels et des artistes. Dans un même temps, la fabrique a entrepris la transformation des espaces excédentaires du sous-sol de l’église de Saint-Roch. Tout en demeurant propriétaire, la fabrique a confié la gestion et l’opération de ces espaces à la Fondation Saint-Roch. 

6         Aliénation d’églises depuis 1997   

Quinze églises appartiennent à un nouveau propriétaire  :

En 1997, l'église Saint-Eugène dans Vanier (Québec), vendue à la municipalité pour devenir un centre communautaire;

En 1997, église Sainte-Françoise-Romaine, vendue à la municipalité;

En 1998, l'église Notre-Dame-du-Chemin (Québec), vendue et remplacée par un autre immeuble;

En 2000, l’église Saint-Joseph à Québec, vendue au privé pour un projet de reconversion à venir;

En 2001, église Sainte-Brigitte-de-Laval, vendue à la municipalité;

En 2002, église Saint-Philéas (Villeroy), vendue à la municipalité; 

En 2002, l'église Saint-Coeur-de-Marie (Québec), vendue au privé pour un projet de reconversion à venir;

En 2002, l'église Saint-Esprit dans Limoilou, vendue à l'École du Cirque de Québec; 

En 2005, église Saint-Jacques de Tewkesbury (Canton-Unis de Stoneham), vendue à la municipalité;

En 2005, l’église Saint-Raphaël-de-Cap-à-l'Aigle,  vendue à un organisme culturel;

En 2006, l’église Saint-Paul Apôtre, vendue pour un projet d'habitation;

En 2007, l’église Sainte-Odile (Québec), vendue et remplacée par un immeuble d'habitation;

En 2007, l’église Saint-Antoine à Lévis, vendue pour un projet d'habitation;

En 2009, l'église Notre-Dame-de-Grâces (Québec), vendue et remplacée par un autre immeuble appartenant à deux coopératives d'habitation;

En 2009, l'église Saint-Denys (Québec), vendue à la Ville de Québec pour une bibliothèque.

                 

7         Église jugées excédentaires depuis 2007   

Quinze églises ont été jugées excédentaires et font l'objet de démarches pour une nouvel usage en conformité avec les ententes actuelles :

Trois églises sont fermées au culte :

L'église Bon-Pasteur (fermée au culte en 2007) de la paroisse Bienheureux-Jean-XXIII, l'église Sainte-Maria-Goretti de la paroisse Saint-Charles-Borromée (fermée au culte en 2007) et l'église Notre-Dame-de-Pitié de la paroisse Sainte-Angèle-de-Saint-Malo (fermée au culte en 2008) sont en attente d'un projet de recyclage.


Douze églises sont déclarées excédentaires et demeurent en usage pour le culte en attendant le transfert de propriété avec un nouvel usage :

Quatre églises de la paroisse de Saint-Alexandre à Thetford-Mines et à Saint-Jean-de-Brébeuf : Notre-Dame, Saint-Noël-Chabanel, Saint-Maurice et Saint-Jean-de-Brébeuf.

Trois églises de la paroisse de Bienheureux-Marie-Catherine de Saint-Augustin : Sainte-Marguerite-Marie, Saint-Thomas et Saint-Grégoire.

Trois églises de la paroisse de Notre-Dame-de-Rocamadour : Saint-Charles, Saint-Zéphirin et Saint-François-d'Assise.

Une église de la paroisse de Saint-Ambroise : Sainte-Marie-Médiatrice.

Une église de la paroisse de Bienheureux-François de Laval: Saint-Pie X

8         Règlements et politiques 

8.1     Documents pour les fabriques au sujet du patrimoine immobilier et religieux

Un guide sur le processus pour la vente d’un immeuble et de fermeture au culte d’une église (CM (03) 25).

Deux règlements épiscopaux :  Le premier sur les biens meubles et historiques ou artistiques promulgué en 1981 (CM (81) 07) et le deuxième, en 1997 et révisé en 2006, concernant les travaux de réparation ou d’entretien des biens meubles et immeubles des fabriques (CM (06) 05).   

Un énoncé des principes sur les biens ecclésiastiques et biens sacrés (annexé au document (CM (81) 07)).

Une politique de disposition des biens ecclésiastiques (annexée au du document (CM (81) 07)).

8.2     Équipe au service des fabriques pour les biens à caractère sacré ou patrimonial

Une équipe du Département des fabriques est au service des fabriques pour les aider au sujet des biens mobiliers ayant un caractère sacré ou patrimonial.   Mgr. Loïc Bernard est le responsable diocésain pour l’évaluation des biens patrimoniaux et sacrés. 

9         Mission Nouvelle Évangélisation 

En 2004, la démarche de réflexion sur l’avenir des communautés chrétiennes a étudié quatre propositions relatives au patrimoine religieux au service de la mission de l’Église :

·   La détermination de l’utilité pastorale de conserver la propriété de toutes les églises et presbytères des paroisses;

·   Le développement d’ententes de partenariat pour la gestion et la conservation du patrimoine religieux;

·   Le développement d’activités catéchétiques et pastorales reliées au patrimoine spirituel et religieux;

·   La gestion des cimetières paroissiaux.

Un énoncé de mission et un plan d'action a été promulgué par Monsieur le Cardinal Marc Ouellet en février 2005 dans le document Mission Nouvelle Évangélisation.

 

10      Le Conseil du Patrimoine religieux du Québec (C.P.R.Q.)

Fondée en 1995, le Conseil du Patrimoine religieux du Québec est une corporation privée, sans but lucratif, à caractère multi-confessionnel, oeuvrant à l’échelle du Québec. Le siège social est à Montréal.  Toutefois, chacune des onze régions possède sa propre table de concertation où les demandes d’aide sont reçues et analysées. 

Dans le cadre d’une entente avec le Ministère de la Culture et des Communications du Québec, le Conseil du Patrimoine religieux du Québec gère le programme d’aide à la restauration du patrimoine religieux bâti (volet 1) et restauration des œuvres d’art et orgues (volet 2). Un tableau présentant l'aide reçue par les fabriques de paroisse sur le territoire du diocèse de Québec dans le cadre du PROGRAMME DE SOUTIEN À LA RESTAURATION DU PATRIMOINE RELIGIEUX, volets 1 et 2, du Conseil du Patrimoine religieux est disponible sur la page de Département du bâtiments. 

L’inventaire des lieux de culte, réalisé par le C.P.R.Q., a recensé 2 755 édifices cultuels. Cet inventaire inclut les églises paroissiales, les lieux de culte de traditions autres que catholique, les chapelles conventuelles et de desserte, les oratoires, les sanctuaires et les lieux de pèlerinage. L’inventaire des lieux de culte du Québec est accessible sur le site Internet de la C.P.R.Q.

La table de concertation régionale Québec, Chaudière/Appalaches est composé rassemble : un représentant du Diocèse de la Pocatière (secteur ouest), de représentantes et représentants des autres traditions religieuses, une représentante des communautés religieuses, trois représentants du Ministère de la Culture et des Communications et de trois représentants de l’Église catholique de Québec. M. Rémy Gagnon agit comme président de cette table.  De plus, il est membre du Conseil d’administration du Conseil du Patrimoine religieux du Québec. 

11         Autres informations 

·   Création, en 1984, de la Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec;

·   Projet, annoncé en 2004, du centre des archives historiques du Diocèse de Québec. Lire la conférence de M. le Cardinal Marc Ouellet, 21 mai 2004.

 

12         Quelques définitions utiles 

1-                Transfert de propriété

Cette expression signifie l’acte de vente un immeuble.  Le synonyme est le mot vente. Cependant cette expression aide à mieux prendre conscience des éléments suivants :

-          Il y a une propriété

-          Il y a un propriétaire qui en a des droits et des responsabilités (assurance, entretien, gestion, etc.) sur un immeuble.

-          Il y a l’indication d’une possibilité où un propriétaire transfère en tout où en partie ses droits et responsabilités sur sa propriété.

                                                              i.     Par exemple un démembrement du droit de propriété (usage et possession)

                                                             ii.     Par exemple un usage exclusif sur un immeuble cédé pour une période de temps (emphytéose)

                                                           iii.     La cession complète de ses droits avec protocole d’entente pour un usage donné (servitude, bail, etc.)

                                                          iv.     « Cibler le transfert de propriété », signifie entreprendre diverses actions dans le temps pour trouver éventuellement un propriétaire et, si les besoins pastoraux le justifient, signer un protocole d’entente pour louer des espaces pour les fins de la paroisse. 

2-                Droit exclusif de propriété

Règle générale un propriétaire d’un immeuble a le droit exclusif d’usage d’un immeuble. Ici, l’expression est utilisée pour signifier un ensemble de possibilités quant au partage de l’usage et par conséquent de la gestion, de la conservation, de l’utilisation, des responsabilités de propriétaire d’un immeuble. 

3-                Plan directeur immobilier

La fabrique évalue, à partir des enjeux et objectifs pastoraux, leurs besoins immobiliers réels pour se donner une orientation au sujet de l’avenir de leurs églises, tant au niveau de leur utilisation que de leur propriété.

Cet exercice fait nécessairement suite à une profonde réflexion sur la mission de l’Église et de la paroisse et du plan pastoral établi.

Cette étape étant réalisée, il est possible pour une fabrique de paroisse possédant plusieurs églises de se donner un plan d’action à court, moyen et long terme concernant le parc immobilier.

Ce plan d’action peut indiquer par exemple quelle église sera l’église « principale » de la paroisse, quels sont les investissements à prévoir pour assurer la pérennité des bâtiments, quelles interventions sont requises pour en améliorer l’usage, quelles églises feront l’objet de recherche de partenaires éventuels pour soit en devenir propriétaire ou encore locataire, etc. 

4-                Étude prospective d'une église

Cette démarche est réalisée pour mieux connaître le potentiel d’usage de l’immeuble. Elle évalue globalement  les possibilités d’usage multifonctionnel, le potentiel de recyclage, d’investissements financiers requis, de partenaires potentiels, etc. L’étude prospective est réalisée à l’aide de spécialistes, et en partenariat avec les instances municipales, gouvernementales et diocésaines.  Elle propose un ou des scénarios d’utilisation abordant entre autres les questions de propriété, de gestion et d’exploitation. 

5-                Fermeture au culte

Il s’agit de l’acte par lequel l’évêque, sur recommandation de la fabrique et après avoir analysé les droits et besoins des paroissiens et paroissiennes retire l’usage pour le culte d’une église. Dès lors, le lieu peut continuer à être utilisé pour divers usages publics.  

6-                Fermeture au public

Il s’agit de l’acte par lequel un propriétaire ferme l’accès au public d’un immeuble. Cela est requis dans le cas où la sécurité du public serait menacée et où l’utilisation des lieux coûte trop cher pour le propriétaire. Il n’y a donc plus aucune activité qui y est tenu et le propriétaire doit prendre les mesures pour sécuriser l’immeuble, l’assurer, etc.  

7-                Partenariat municipal

Il s’agit de toutes actions avec les autorités municipales pour assurer l’entretien, la conservation, la rénovation, l’utilisation de l’église ou du presbytère.

-          Transfert de propriété à la municipalité avec entente d’utilisation

-          Ou encore la municipalité accepte de soutenir la fabrique pour l’entretien des immeubles

-          Ou encore la municipalité gère certains locaux pour ses besoins (salle communautaire, loisir, etc.

Il est important de noter que pour le diocèse de Québec, il y a une restriction dans le cas d’un transfert de propriété d’une église avec la poursuite d’un usage pour le culte et activités pastorales par la paroisse: tout autre usage doit être compatible avec les préceptes de l’Église catholique.  

8-                Multifonctionnalité

           Toute intervention pour rendre les locaux polyvalents ou encore tout aménagement permettant un usage compatible dans l’immeuble. La fabrique peut demeurer propriétaire ou non de l’immeuble. La paroisse continue à utiliser l’église en tout ou en partie pour le culte et la pastorale. Dans ce cas, l’usage des lieux et des locaux doit être compatible avec les préceptes de l’Église catholique.  

9-                Réversibilité

Il s’agit de l’action par laquelle une intervention architecturale, pour répondre à des besoins d’utilisation actuelle, est requise dans une église patrimoniale. Cependant cette intervention est réalisée avec le souci de pouvoir revenir à l’état original du bâtiment si, dans l’avenir, les générations futures le souhaitent.

 

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